Courir de Jean Echenoz est la biographie romancée du légendaire champion de course de fond Emile Zatopek (1922-2000). On suit pas à pas le parcours de cet homme qui semble être devenu un champion de renommée mondiale comme par inadvertance, un homme qui semble courir pour échapper aux vexations de l'histoire tout en sachant qu'il est impossible de faire abstraction de celle-ci et que, même s'il paraît possible de la distancer, elle en vient toujours à rattraper celui qui tente de lui échapper. Courir est une biographie romancée, consacrée à l'athlète Emil Zátopek, de Jean Echenoz parue le 9 octobre 2008 aux éditions de Minuit. Et le pouvoir, bien évidemment, va instrumentaliser les victoires du champion pour la promotion de l'idéologie communiste. J’en ai dit le bien que je pensais le 07/11/08. Quel talent! Ici, j’ai tendance à penser que Zátopek croyait à la propagande qu’il incarnait (il fallait bien que certains y croient quand même), ce qui ne change rien à son histoire et je reprocherais un peu à Echenoz ce souci de le blanchir à tout prix. Faire marcher la machine, l'améliorer sans cesse et lui extorquer des résultats, il n'y a que ça qui compte et sans doute est-ce pour ça que, franchement, il n'est pas beau à voir. ( Déconnexion /  Jean Echenoz, Courir (2008). L’ascension se fait crescendo, jusqu’aux records du monde qu’il pulvérise. Un jeu rapide qui permet de faire réviser aux élèves de BTS quelques termes de vocabulaire sur le thème de la vitesse et de la lenteur. L’affaire, on le sait, se terminera aussi mal pour la Tchécoslovaquie en 1968 que pour l’ami Emil. Jean Echenoz le dessine, tout d’abord jeune homme, dans un atelier de l’usine Bata où il taille des semelles de crêpes. Al a lecture de ce livre, Emil Zatopek nous apparaît finalement être un personnage vraiment complexe et mystérieux. Je ne sais pas jusqu’à quel point elle est proche de la réalité et si par hasard Zátopek n’était pas un communiste convaincu collaborant vraiment à cette erreur de masse que fut le communisme d’état. Et vous sortez d'où ? Entraînement à l’écriture personnelle.Correction. Mais depuis je n'en ai guère appris plus sur cet homme et l'on aurait pu m'affirmer qu'il était bulgare, croate ou biélorusse que je l'aurais cru sans hésitation. Echenoz nous montre l’existence d’un champion qui a la particularité d’être inégalable et constamment au dessus de la lutte. Comme le dit l’auteur : « C’en deviendrait presque un tout petit peu lassant ». Comment ça, je suis partial ?…, Effectivement, sans être pesant (sinon je déteste), Echenoz plante discrètement le décor et surtout le poids de l’Histoire. La vie d'Emil Zatopek recouvre en effet plus d'un demi-siècle de l'histoire de l'Europe de l'Est, de 1940 – date à laquelle il commence à courir, sous l'occupation allemande – jusqu'en 2000, date de sa mort, dans une Tchécoslovaquie devenue aujourd'hui République fédérale tchèque et slovaque, et libérée de l'emprise soviétique suite à la Révolution de Velours de 1989. Il devra courir derrière le camion à ordures, sous les encouragements des habitants qui le reconnaissent. Vous avez soumis la note et la critique suivantes. ( Déconnexion /  Ce n’est pas le cas. Disons que c’est une biographie qui est écrite comme un roman et se lit également comme tel. C'est d'abord à Prague que tout commence et qu'il remporte le championnat qui oppose la Bohême à la Moravie. [roman] « Courir » Jean Echenoz. On peut donc déjà l’offrir sans hésiter à tous les joggers. Et au final, qui saura jamais ce qu’il pensait de son époque ? Emile, on dirait qu’il creuse, ou qu’il se creuse, comme en transe ou comme un terrassier. Cependant, si, comme je l'ai dit, le sport n'éveille que peu d'intérêt chez moi, l'Histoire, au contraire, ne cesse d'éveiller ma curiosité. Echenoz montre, avec finesse, vivacité, visant la pureté de la phrase, comment un homme peut être malaxé par l’Histoire et combien celle-ci est indifférente à son destin, dès lors qu’il n’entre pas dans un rôle de porte-parole ou de décideur. C’est un héros, mais – et là s’installe le paradoxe qui en fait un personnage – c’est aussi un moucheron pris dans son époque. Jean Echenoz relate tout ceci sans implication particulière, d’une écriture relativement froide … Un peu comme un biographe. Incroyable, n’est-ce pas, comme le sujet importe à la fois peu et beaucoup. Courir (ROMANS) Il s’agit d’autre chose. Avec le corrigé. Et il faut bien reconnaître que Zatopek «la Locomotive» est devenu, suite à son parcours, un acteur de l'histoire, non seulement sportive mais aussi de la grande Histoire, suite à son engagement (tardif ?) J’ai beaucoup aimé ! C’est sans doute d’abord la condition de leur réussite. Coup de cœur, je suis d’accord. C’est une promotion : il passe de mineur à éboueur. A l’époque – il fût triple Champion Olympique à Helsinki – il était l’extra-terrestre de la course à pied et surtout, il était Tchécoslovaque. Oui, un roman dans la mesure où la vie d’Emil Zatopek peut être qualifiée d’une certaine manière de «romantique». Dans les années 1950, il fut le détenteur de 4 titres olympiques et de 18 records du monde ! Nous les publierons sur notre site une fois que nous les aurons examinées. Un « type » qui fait les choses à sa façon, sans écouter les conseils d’entraineurs expérimentés. Changer ), Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Emile, rien de tout ça. Il reviendra à la capitale. Courir book. 1) Quelques exemples possibles : Courir d’Echenoz, biographie romancée du coureur de fond Emile Zatopek Vivre vite de Besson, biographie romancée de l’acteur James Dean « Le Lièvre et la tortue » fable de Jean … 2013Lecture théâtralisée d'après le roman de Jean Echenoz sur la vie et la destinée d'Emil Zátopek, conçue et interprétée par Éric Cénat. Un site qui donne envie de relire à ceux qui ne lisent plus… c’est vraiment très beau ici. *FREE* shipping on qualifying offers. Emil participe donc, tous les ans, et de mauvais gré, à cette épreuve. Maintenant, je vais donc aller voir des notes sur des livres que je n’ai pas lus…, Oui, Echenoz n’est pas pesant du tout, ni démonstratif. Il ne cesse plus d'a Un champion qui va d’abord s’accommoder des vicissitudes imposées par le pouvoir Tchécoslovaque pour «exploiter» au mieux cette image d’homme – socialiste – le plus rapide du monde sur un plan politique (censure de ses interviews, blocage de sa participation aux épreuves sportives hors de la sphère orientale, …), puis qui, la retraite sportive arrivant, ses galons de colonel sur les épaules, se ralliera à Alexander Dubcek lors des évènements de l’été 1968, une des premières tentatives de résistance à l’impérialisme soviétique, et qui lui vaudra d’être dégradé, radié de l’armée et humilié via des tâches, au mieux considérées comme censées porter le déshonneur (éboueur), au pire susceptibles d’altérer sa santé (mineur dans une mine d’uranium). Et moi, par exemple, particulièrement rétive à toute admiration pour une prouesse sportive, l’intérêt ne m’a pas quitté, car dans Courir, il est question d’autre chose. Qui c'est, lui ? Et on le suit. • Courir Jean Echenoz, contrôle de lecture - Fichier envoyé le 11-08-2020 par Virginie Roblet 10 questions et leur corrigé sur le roman Courir de Jean Echenoz. Bonne journée. Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter: Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Avertissez-moi par e-mail des nouveaux commentaires. D’un côté très endurant et obstiné, mais d’un autre, subissant totalement le régime socialiste. Et conquis par le style de Jean Echenoz. 17. ↓, C’est un objet littéraire un peu incertain que ce «Courir». Rédigez votre avis. Oui, c’en est réellement une. Emil Zatopek intègre l'armée et sa carrière sportive va s'en trouver décuplée. Pendant ce temps, la guerre fait rage, les Allemands se retirent face à l'avancée de l'armée rouge. La question est ailleurs : pourquoi diable la lecture d'Echenoz - et de Courir singulièrement - nous procure-t-elle une si parfaite jubilation ? Ça pourrait-être un documentaire réaliste, ou une version romancée de l’histoire de cet homme. Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com. Pour ma part, je pense que c’est la marque de ceux qui justement, font quelque chose d’hors du commun. Il occupe un emploi d’apprenti en usine, Bata à Zlin. Informations sur Courir (9782707320483) de Jean Echenoz et sur le rayon Littérature, La Procure. On cherche son nom sur la liste, on ne le trouve pas. Et moi, par exemple, particulièrement rétive à toute admiration pour une prouesse sportive, l’intérêt ne m’a pas quitté, car dans, L’homme est symbolique, avec son nom synonyme de vitesse, ses, « cliquetis de bielles ou de soupapes scandé par le k final », « machine lubrifiée par un prénom fluide », C’est un héros, mais – et là s’installe le paradoxe qui en fait un personnage – c’est aussi un moucheron pris dans son époque. Courir ne déroge pas à la règle. Il devra courir derrière le camion à ordures, sous les encouragements des habitants qui le reconnaissent. Jean Echenoz, Courir (2008) Né en 1947, le romancier Jean Echenoz a reçu le prix Médicis en 1983 pour Cherokee et le prix Goncourt en 1999 pour Je m'en — selon les vais. Émile, ses jambes sous le bras, est amené à parcourir le monde. Lui, l’homme qui courait le plus vite sur la Terre…. Je n’y avais jamais pensé, mais ce mystère ajoute au charme de ce livre…. J’ai bien aimé ce bouquin et tu en parles très bien (j’avais remarqué les deux passages que tu cites). Et à ce titre, né du côté oriental de l’Europe à un moment où la guerre froide battait son plein et où victoires sportives comme exploits dans l’Espace étaient les étalons permettant de mesurer le succès de tel ou tel système politique. Mais qui ne dirait pas son nom, qui pourrait passer pour un roman. 85 Courir : la pression du régime communiste Dans Courir, avant tout, Jean Echenoz dénonce la censure terrifiante qu’instaurèrent les différents régimes communistes de Tchécoslovaquie (passée de « démocratie populaire » à « république socialiste, on ne voit pas bien la nuance mais bon »1). La vie est dure, la peur s'installe. résumé . C'est le second volume d'une suite de « vies imaginaires » consacrée à des hommes illustres. « va tout de suite vite » et cette « machine lubrifiée par un prénom fluide ». Ça leur plaira. Bien sûr, cette figure emblématique de la course à pied ne m'était pas inconnue, l'ayant rencontrée pour la première fois dans mes jeunes années lors d'un exercice de lecture à l'école primaire, exercice qui eut pour résultat de graver dans ma mémoire ce curieux patronyme aux étranges consonances. Ses appréciations sur la démocratie et les libertés qu'il aura vues à l'étranger seront systématiquement détournées par la presse à seule fin de dénigrer les sociétés occidentales. Read 172 reviews from the world's largest community for readers. Mais quand il commence, il ne s’arrête plus. Né en 1922, mort en 2000. Je vais essayer de me procurer son Ravel qui est parait-il une merveille. Mais c'est en 1968, lors du Printemps de Prague, que la vie d'Emil Zatopek va être bouleversée. Alors, une biographie? Jean Echenoz a traité l'histoire de Zátopek comme un chimiste traite le quinquina ou l'aloès, la violette ou la lavande, il en livre l'essence. Mais ça ne l’est pas justement. Emil Zatopek travaille déjà depuis l'âge de seize ans dans les usines Bata (célèbres pour leurs chaussures) à Zlín, en Moravie. Derrière lui, on aperçoit une, Il reviendra à la capitale. On retrouve toujours cet égocentrisme de base, c’est à la fois leur qualité et leur défaut. Courir, Jean ECHENOZ , Editions de Minuit, octobre 2008, 13.50 euros. » (4e de couverture). C’est à cela qu’on les reconnaît. Preuve qu’un livre, lorsqu’il est bon, peut vous entraîner là où, a priori, vous n’aviez rien à faire. « On a dû insister pour qu’Émile se mette à courir. COURIR Jean Echenoz Editions de minuit – 2008 142 p L’incroyable destin du grand coureur tchèque Emile Zatopek. Jean Echenoz, Courir Georges Feydeau, La puce à l'oreille Gustave Flaubert, Madame Bovary Victor Hugo, Voyage en Belgique Jean Giono, L'homme qui plantait des arbres Ivan Gontcharov, Oblomov Julien Gracq, « La Presqu'île » Cédric Gras, L'hiver aux trousses Jack Kerouac, Sur la route Milan Kundera, La lenteur Publié dans Littérature Française. Voici l’homme qui va courir le plus vite sur la Terre. l'accueille-t-on sans aménité. Arrive 1945 et la capitulation de l'Allemagne. Si peu sportive que je sois, je me suis intéressée à cette vie et n’ai pas eu à me forcer pour terminer ma lecture. C’est sa vision des choses. Rien ne sert de « courir » autour du pot, ce roman de Jean Echenoz est centré sur Emil Zátopek, coureur de fond, né en Tchécoslovaquie en 1922, médaillé 4 fois aux jeux olympiques et 18 fois recordman du monde, excusez du peu. C'est maintenant chose faite avec «Courir». 1. par sur 4 avril, 2021. Le livre donne envie d’en savoir plus! Echenoz lui-même qualifie ses romans de « romans géographiques » au même titre que d’autres écrivent des « romans historiques ». Fiche de lecture . C’est une promotion : il passe de mineur à éboueur. Certes pas n’importe quelle figure arbitrairement tirée de l’histoire officielle - de la musique pour Ravel, du … Merci d'avoir partagé ! Jean Echenoz est un écrivain français né en 1947. On comprend très vite qu’il est question – et n’est question que – de Emil Zatopek, même si le patronyme n’apparait en clair que déjà très loin dans la lecture. En retraçant le destin d'Emile Zatopek, vainqueur du 10 000 mètres en 1948, Jean Echenoz réussit le formidable récit d'une machine à courir. Un bel exemple mis en valeur par l’écriture sans fioritures de Jean Echenoz qui sait attraper le lecteur dès la première page. Ici, l’auteur, un peu encombré des implications politiques de la carrière de son champion, nous le présente comme un homme qui s’est juste laissé mener sans s’en soucier par l’appareil politique de son pays et à suivi les consignes sans chercher plus loin. Stalinien convaincu ou non, Zátopek était un champion hors du commun à l’existence tout à fait remarquable et qui méritait bien une biographie. Derrière lui, on aperçoit une « berline Tatraplan T600 bleu nuit » avec une « camarade » à son bord en route vers « les bâtiments de la Sécurité » pour déposer son rapport. , […] Amanda Meyre, Anna Blume, Biblioblog, Bmr & Mam, Calou, Dasola, Doelan, Laurent, Midola, Pagesàpages, […]. Pour les très jeunes et les non intéressés par le sport qui seraient passés à côté, signalons qu’Emil Zatopek fût un prodige de la course à pied, demi-fond et fond, détenant un moment tous les records mondiaux du 800 m au 10 000 m! ( Déconnexion /  Détails de l'eBook. Courir par Jean Echenoz aux éditions Minuit. Il insiste sur cette autonomie mentale de Zátopek refusant conseils, médecins et entraîneurs, ne se souciant de rien d’autre que de ce qu’il fait. Bientôt, malgré son style peu orthodoxe, le voilà remarqué et il se lance dans la compétition. Ensuite le « doux Emile » se retrouvera archiviste dans un sous-sol. Bonjour, et une fan de plus de ce court roman/biographie/récit. Il y en a qui ont juste l’air d’aller le plus vite possible où on vient de les appeler. Il sourit tout le temps, il a de grandes dents. lors du Printemps de Prague. Changer ). COURIR – JEAN ECHENOZ Emile a 17 ans, il est grand et blond, il a un visage en triangle, il est beau et clame. C’est une très belle écriture. Jean Echenoz, né le 26 décembre 1947, à Orange (Vaucluse), est un écrivain et romancier français, lauréat du prix Médicis de 1983 pour « Cherokee » et du prix Goncourt de 1999 pour « Je m’en vais ».. L’histoire « Courir » suit les traces, d’un des plus grands athlètes, de tous les temps : le coureur de fond Emile Zatopek, qui fut surnommé « La locomotive tchèque ». Mais quand il commence, il ne s'arrête plus. En toile de fond, les événements politiques : des « Allemands sont entrés en Moravie » de la première page, aux « Soviétiques sont entrés en Tchécoslovaquie » du dernier chapitre. Jean Echenoz, Courir, Minuit, 2006. Il ne juge pas Zátopek, il se place dans sa foulée. Emile a quitté l’école ou ses parents n’avaient pas les moyens de le maintenir. La genèse du roman part de l'envie de Jean Echenoz d'écrire une œuvre littéraire consacrée à un sportif légendaire après avoir écrit la biographie romancée des dix dernières années de la vie de Maurice Ravel dans Ravel paru deux ans auparavant1. Je n’ai pas d’intérêt particulier pour les affaires sportives et c’est pour cela qu’il est certain que je n’aurais pas entrepris la lecture de ce livre si je n’avais pas attendu de lui une vision littéraire des choses. Mais peu à peu, son aversion pour le sport va céder la place à un intérêt grandissant pour la course et Emil va bientôt se mettre à courir, seul, par tous les temps, dans le vieux stade de Zlin ou sur la route. « Il y a des coureurs qui ont l’air de voler, d’autres qui ont l’air de danser, d’autres paraissent défiler, certains semblent avancer comme assis sur leurs jambes. COURIR de Jean Echenoz. Un « type comme tout le monde » qui ne ressemble finalement à personne. Mais quand il commence, il ne s'arrête plus. Partager cet article. On a dû insister pour qu'Émile se mette à courir. par Jean Echenoz. S'inscrire à la newsletter. C'est donc en 1940, alors qu'Emil Zatopek est un tout jeune homme, que commence le récit d'Echenoz. Courir de Jean Echenoz aux éditions de Minuit. Publié par cjeanney le 11 mars 2009 dans Echenoz Jean -Courir-, LITTÉRATURE FRANÇAISE ET FRANCOPHONE et tagué Courir, Editions de Minuit, Emil Zátopek, Jean Echenoz, LITTÉRATURE FRANÇAISE ET FRANCOPHONE, roman. Bluffé, oui ! Loin des canons académiques et de tout souci d’élégance, Emile progresse de façon lourde, heurtée, torturée, tout en à-coups. > La revue de presse Patrick Kéchichian, Le Monde, vendredi 10 octobre 2008 Une course jubilatoire d'Echenoz Je ne trouve pas cela impossible même s’il eut plus tard à en souffrir lui aussi. Comme pour Ravel (2006), l’intérêt et la qualité de Courir tiennent à l’art admirablement subtil, pesé au mot, à la virgule près, que Jean Echenoz déploie pour dessiner une figure. Mais l'Allemagne nazie vient d'envahir (en 1939) la Tchécoslovaquie et en a fait un protectorat. Jean Echenoz a mangé Zátopek et il l’a digéré pour en faire un personnage, un vrai personnage de roman, avec ce que cela suppose comme densité, comme émotion, et comme choix d’angle de vue. Zatopek va en effet prendre parti publiquement pour les idées réformatrices d'Alexander Dubček et le pouvoir soviétique n'oubliera pas cet affront.
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