Au lendemain du 9 mars, le Comité central décide de préparer une insurrection générale. L'évêque parvient à revenir en Asie du Sud-Est en juillet 1789 et, grâce à des fonds privés, lève une armée formée d'aventuriers afin de prêter main-forte à Nguyễn Anh pour la reconquête[3]. La littérature favorise, dans l'entre-deux-guerres, l'expression du courant indépendantiste. En mars 1944, lui et Phạm Văn Đồng deviennent membres du comité directeur du Đồng minh Hội[265]. Les élites indigènes expriment désormais leurs doléances par le biais de partis politiques : en 1923, l'ingénieur agronome et patron de presse Bùi Quang Chiêu fonde le Parti constitutionnaliste, une formation nationaliste et légaliste influencée par les idées de Phan Châu Trinh. L'administration coloniale et le gouvernement Blum prennent vite conscience de la gravité de la situation et de l'urgence des réformes. La population française est répartie en trois groupes principaux, celui des colons, celui des fonctionnaires et celui des militaires. À partir de 1942[187], Decoux lui-même emploie volontiers le nom de « Viêt Nam », qui était jusque-là associé au vocabulaire des indépendantistes et, par conséquent, jugé suspect par les Français[247]. Le Siam, inquiet de la conquête française du Tonkin, envoie des troupes dans la région de Luang Prabang, menaçant de couper le Vietnam en deux. 20 Catroux tente d'obtenir le soutien diplomatique des États-Unis et du Royaume-Uni, mais les Américains veulent éviter des tensions supplémentaires avec le Japon et les Britanniques, occupés par le conflit avec l'Allemagne, préfèrent céder de leur côté aux demandes japonaises. L'administration coloniale vise ainsi à susciter une tradition bouddhique propre au Laos, qui serait affranchie de l'influence siamoise. De nouveaux partis politiques apparaissent : à partir de 1937, le Parti constitutionnaliste est concurrencé par le Parti démocrate, qui émane lui aussi de la bourgeoisie cochinchinoise. En Cochinchine, dont les sols sont plus fertiles et le climat plus clément, la paysannerie connaît de meilleures conditions de vie, ce qui pousse à l'émigration du Nord vers le Sud[108]. Hô Chi Minh, dont le haut-commissaire a tenté en vain de retarder le départ, s'envole pour la France le 31 mai. Claude Hesse d’Alzon, La présence militaire française en Indochine, 1940-1945, Publications du SHAT, 1985. Parmi les indigènes, les peuples vietnamien (viêt, appelé à l'époque annamite), khmer et lao sont les plus nombreux. La Sûreté générale, dirigée à partir de 1942 par l'intendant Louis Arnoux, poursuit entre-temps la répression contre les nationalistes indochinois, communistes ou non[247],[248]. En 1830, l… Thomson choisit finalement d'user de menaces directes pour faire plier le monarque cambodgien ; il se rend à Phnom Penh accompagné d'une canonnière qui jette l'ancre en vue du palais royal, où il pénètre le 17 juin accompagné de soldats en armes. Decoux envisage, à la même époque, une opération commune avec le Japon pour reprendre la Nouvelle-Calédonie aux gaullistes, mais Vichy oppose son veto à cette idée[247]. Les quelque 6 000 ouvriers travaillant dans les mines laotiennes — qui représentent l'unique industrie de ce protectorat — sont d'ailleurs vietnamiens[137]. L'Annam compte quatorze provinces, le Cambodge neuf, le Laos onze et la Cochinchine — où elles portent le nom d'« inspections », puis d'« arrondissements » — dix-neuf. Le premier administrateur des services civils vietnamien est promu en 1913[58]. Bien que numériquement assez faible, le mandarinat vietnamien demeure très présent dans la population[77]. Les étudiants y sont en majorité vietnamiens et français, avec quelques Khmers et Lao[155]. Le roi se considère ensuite comme prisonnier, et se trouve dès lors en conflit avec son Premier ministre, le prince Phetsarath Rattanavongsa, qui veut au contraire obtenir à la fois l'indépendance et l'unité du Laos[284],[285]. L'université de Hanoï, que le gouverneur avait ouverte un an plus tôt, est fermée et ne rouvre qu'en 1917. Au pays de la cloche fêlée (2000) complément d'information. Phetsarath est proclamé chef de l'« État lao » (Pathet Lao) : le gouvernement indépendantiste compte parmi ses ministres le frère de Phetsarath, Souvanna Phouma, et son demi-frère Souphanouvong. Alors que les Français étaient censés, selon les accords de Genève, maintenir une force de 75 000 hommes au Sud Vietnam[459], le gouvernement Diệm demande, le 26 janvier 1956, le départ du corps expéditionnaire[460], dont les derniers éléments rembarquent au mois d'avril. S'il ne parvient pas encore à obtenir de leur part une aide directe, il s'emploie à ce que le Việt Minh apparaisse comme la seule vraie force de résistance contre les Japonais, et relance pour ce faire la lutte armée. En outre, une fois arrivé à Biarritz, il doit patienter dans le Sud de la France en raison de la chute du gouvernement Gouin. À partir de cette époque, le gouverneur général cumule les pouvoirs politique, administratif et militaire[52] et s'affirme comme une sorte de « proconsul » de l'Indochine, où son pouvoir est supérieur à celui que détiennent, en France, la plupart des ministres[55]. La plus mystérieuse des colonies françaises, l'Indochine française, était surnommée "la Perle de l'Empire". Suivant en cela la politique de Vichy en Métropole, Decoux porte une grande attention à la formation de la jeunesse locale : l'administration vichyste fournit un effort considérable pour développer les équipements sportifs, et une organisation officielle de jeunesse vient s'ajouter aux mouvements scouts déjà existants. Détails. De surcroît, la constitution de la Quatrième République n'est pas encore promulguée et le statut de l'Union française demeure à préciser[352]. Phan Châu Trinh, après des années de prison puis d'exil en France, est autorisé à rentrer en Indochine en 1925 mais, malade, il meurt l'année suivante[195]. C'est également le cas du Royaume du Laos[457], où les Français maintiennent un petit contingent de 1 500 militaires pendant plusieurs années[459]. Mis en minorité, le gouvernement Ferry doit démissionner[28]. La reconquête de l'Indochine coûte 700 hommes (tués, malades ou déserteurs) au Corps expéditionnaire[326]. Hô Chi Minh accorde peu d'intérêt aux entretiens de Đà Lạt et veut tout miser sur les pourparlers en Métropole, qui doivent se tenir en région parisienne. Alexandre Yersin, membre de l'Institut Pasteur, mène ainsi des recherches pour lutter contre la peste. Elle avait également ouvert des succursales dans de nombreux autres pays tels que le Japon, Djibouti ou encore la Chine. L'État du Vietnam dispose désormais d'une armée d'environ 127 000 hommes, formés à l'occidentale, tandis que l'armée du Cambodge ne compte encore que 30 000 hommes, et l'armée laotienne 10 000. Ce n'est qu'à la fin des années 1890 que le fonctionnement de l'Indochine se stabilise sur les plans politique et économique. Seuls quelques rares indigènes reçoivent la citoyenneté française, au moyen d'une naturalisation accordée de manière très parcimonieuse. Début 1952, les services secrets français estiment que le gouvernement cambodgien n'a plus d'autorité que sur un tiers du territoire[405],[397]. Leclerc doit patienter à Ceylan, où il est rejoint le 5 septembre par d'Argenlieu, tandis qu'il planifie la reconquête de l'Indochine[312]. Le commandant Tisseyre, qui dirigea le bagne durant la Seconde Guerre mondiale, témoigne : « Il y avait 5 000 bagnards. Rivière, qui entreprend en mars d'occuper les villes du Delta, doit alors affronter à la fois l'armée chinoise et les Pavillons noirs[26],[25]. Sa principale réalisation est le Transindochinois, ouvert par tronçons successifs entre 1905 et 1936[143]. Kouang-Tchéou-Wan dispose dans les années 1920 de 116 kilomètres de routes, dont 64 empierrées ; ses liaisons avec Haïphong, Hong Kong, Macao ou Canton sont assurées par des jonques ou des navires à vapeur[138]. Le secteur des plantations connaît alors un « boom », à la faveur notamment d'une politique de concessions agricoles lancée au Tonkin et en Annam par le gouverneur général Jean-Marie de Lanessan. Tout ce qu'il faut savoir sur Indochine: découvrez son actu musicale et ses news people sur NRJ.fr Le président cochinchinois, Nguyễn Văn Thinh — dont le gouvernement, quasiment dépourvu de moyens, est négligé par les Français qui privilégient alors le dialogue avec Hô Chi Minh — se pend dans son bureau le 10 novembre 1946[361]. Le successeur de Paul Beau, Antony Klobukowski[c], partage ses idées quant à la nécessité de réformes démocratiques, mais fait le choix de la prudence. Un lobby est bientôt formé par les milieux d'affaires français en Chine — notamment le négociant Jean Dupuis, qui souhaite établir, via le fleuve Rouge, un flux commercial avec le Yunnan —, les soyeux lyonnais comme Ulysse Pila, les missions catholiques, la marine et l'administration de la Cochinchine, afin d'encourager et appuyer une nouvelle expédition[17],[18]. Traité d'amitié et d'association. En attendant que la « solution Bảo Đại » puisse se concrétiser, les troupes françaises tentent de mettre le Việt Minh hors de combat. L'évaluation de la présence française, son héritage actuel. La Sûreté générale, malgré la collaboration d'État franco-japonaise, ne relâche pas sa vigilance sur les mouvances nationalistes : en août 1943, un vaste coup de filet est effectué, jetant en prison de nombreux militants vietnamiens. Cependant, la hiérarchie militaire demeurant sceptique, ils sont pour la plupart regroupés en « unités d'étape » chargées d'assurer les travaux et les transports à l'arrière du front. Dans les années qui suivent, une triple pression, à la fois religieuse, militaire et commerciale, s'exerce toujours sur le Gouvernement français pour le pousser à intervenir militairement dans la péninsule indochinoise. En 1939, l'Indochine compte 367 médecins dont 216 indigènes, 3623 infirmiers et sage-femmes, et 760 accoucheuses rurales (ba mu). La période de la guerre d'Indochine a apporté un bouleversement supplémentaire aux sociétés indochinoises, jusque-là très rurales, en provoquant un exode massif des campagnes vers les villes : la population de Saïgon est ainsi passée d'environ 500 000 personnes en 1945 à 2 millions en 1954[445]. Des Français entretiennent par ailleurs, à titre individuel, de bons rapports avec les populations locales. Pendant le congrès de Vienne, les colonies françaises de Tourane et de Poulo Condore, sont oubliées, ne sont même pas abordées, et ne figurent pas dans la signature du document final. Il s'abstient ensuite de convoquer de nouvelles élections et peut alors négocier lui-même avec les Français, dont il tente d'obtenir qu'ils concrétisent leurs engagements[333],[356],[359]. Il concède également à la France la baie de Kouang-Tchéou-Wan (ou Guangzhou Wan), située dans la péninsule de Leizhou et destinée à accueillir une station charbonnière[43]. Le Cambodge compte à la même époque environ 74 000 catholiques, tandis que le Laos, moins touché par l'évangélisation, en compte 18 964. Ayant appris la décision prise à Potsdam au sujet de l'Indochine, les Français doivent négocier avec les Alliés en vue de pouvoir reprendre pied au plus vite dans la péninsule. Au Cambodge, les échelons supérieurs de l'administration sont bien structurés avant la conquête, mais les échelons inférieurs sont au contraire très lâches[70]. Son Ngoc Thanh, dont le retour au pays a été autorisé fin 1951 par le roi et les Français, se tient tranquille quelques mois, puis reprend le maquis en mars 1952 et tente — sans grand succès, malgré le soutien des services secrets thaïlandais et peut-être celui des Américains — de s'imposer comme chef de la mouvance indépendantiste. 30 En 1911 est lancé un programme routier cohérent, destiné à débloquer le Laos et les hauts plateaux vietnamiens. Bollaert reprend alors l'idée, déjà avancée par d'Argenlieu, de rappeler au pouvoir l'ancien empereur Bảo Đại — par ailleurs toujours officiellement conseiller du gouvernement de Hô Chi Minh — qui s'est alors installé à Hong Kong[366]. Les chefs de district, pivots de l'administration locale, doivent souvent louvoyer, pris entre les troupes françaises et les communistes[277]. Dans le même temps, en effet, le Đại Nam continue de chercher un appui du côté chinois : Liu Yongfu est élevé à la dignité mandarinale et le gouvernement de Pékin vient en aide à son vassal en difficulté en autorisant la présence de troupes régulières en territoire annamite[19],[21]. Découpées en protectorats ou colonies, les régions formant l'Indochine n'étaient pas administrées de la même manière, ce qui est l'une des raisons du soulèvement qui s'est produit après la seconde guerre mondiale. En partie suscitée par le déclin de la puissance chinoise, la colonisation de l'Indochine se déroule dans le contexte des traités inégaux par lesquels les puissances occidentales s'octroient des zones d'influences économiques en Chine. La mainmise française fait de la Cochinchine une colonie dès 1862. Mais la révolte du 4e tonkinois, qui devait lancer un soulèvement général, ne s'étend pas. Le 9 mai 1889, la résidence supérieure d'Annam-Tonkin est supprimée, et remplacée par deux résidences supérieures séparées, l'une pour l'Annam et l'autre pour le Tonkin[49]. Le conflit vira cependant à l'impasse politique et militaire, au point que la France dut se résoudre à abandonner l'Indochine. Le général Carpentier, commandant militaire français, finit par décider à l'automne 1950 d'organiser une évacuation du secteur via la route coloniale 4 (RC 4)[393],[384]. De nombreuses exécutions sommaires sont commises lors de la répression des troubles : l'Indochine française fonctionne en grande partie comme un État policier[83]. L'insurrection se limite en effet à défendre la légitimité du pouvoir impérial, alors même que les Nguyễn ne font plus l'unanimité, et que les Français parviennent progressivement à gagner le soutien du mandarinat. En 1952, à l'extrême fin de la période coloniale, les fonctions du haut-commissaire sont transférées au ministre des États associés. Un premier recensement de la population est effectué en 1901 en Cochinchine. De fait, ce pays ainsi que, par ricochet, (...), Hô Chi Minh (1890-1969) Si le nom de Hô Chi Minh brille moins, désormais, au panthéon des étoiles révolutionnaires que celui de Che Guevara, il a symbolisé durant trois (...), 1949-1955 Ce dernier tente d'obtenir le passage de la Cochinchine à un régime de protectorat et propose de céder certaines villes pour récupérer une partie des territoires annamites[12],[15]. Jusqu'aux années 1890, le gouverneur général, dont le budget a été supprimé dès 1888 sous la pression de la Cochinchine, n'est en réalité que l'administrateur de l'Annam et du Tonkin. Le 5 juin 1862, le traité de Saïgon est signé par les empires français et annamite : la France annexe trois provinces, ainsi que Poulo Condor. En 1923, Nguyễn An Ninh, jeune licencié en droit, fait sensation en prononçant une conférence dans laquelle il dénonce radicalement à la fois la colonisation et les traditions confucéennes. La guerre d’Indochine ou guerre d'indépendance d'Indochine, également désignée au Viêt Nam comme la guerre de résistance antifrançaise ou encore la première guerre d'Indochine dans le monde anglo-saxon, est un conflit armé qui se déroula de 1946 à 1954 en Indochine française (ou Fédération indochinoise) : actuels Vietnam, Laos et Cambodge. Les minorités (muong, tay, cham, rhade, jaraï, etc.) Si les États-Unis s'abstiennent pour le moment d'envoyer leurs troupes, ils sont cependant de plus en plus inquiets de la tournure des évènements en Indochine où ils constatent que leur aide financière n'a pas suffi à empêcher les communistes de prendre le dessus. L'amiral Charles Rigault de Genouilly est envoyé à Tourane, où il arrive en août 1858 à la tête d'un corps expéditionnaire franco-espagnol de 2 300 hommes. La plupart des ministres sont remplacés par des mandarins plus jeunes. Le 15 juillet 1867, un traité franco-siamois confirme le protectorat français sur le Cambodge. Les industries de transformation (textiles, brasseries, cigarettes, distilleries - sous le monopole de la Société française des distilleries de l'Indochine de 1903 à 1933 - , cimenteries…) se développent également mais, sous la pression des industries de Métropole qui en craignent la concurrence, elles doivent se tourner vers les marchés asiatiques ou sur des secteurs particuliers de l'économie métropolitaine. L'empereur Hirohito adresse ensuite un message dans lequel il déplore cet « incident inattendu »[235]. Un fossé se creuse parfois entre les jeunes imprégnés de culture française — notamment, mais pas uniquement, ceux qui ont étudié en Métropole — et leurs parents ayant conservé leurs références traditionnelles et ne parlant pas forcément le français[183]. Le mouvement communiste indochinois semble alors démantelé[203],[204],[206]. La passation de pouvoirs entre les deux hommes a lieu le 20 juillet à Hanoï. En raison de l'absence de services d'état civil pour l'ensemble des pays de l'Indochine, l'évaluation de la population autochtone se heurte à la difficulté d'avoir des statistiques réellement fiables. Sihanouk, pour sa part, reproche aux Français de ne pas s'impliquer suffisamment pour garantir la sécurité de son royaume[406]. Dès la fin 1949, les positions françaises à Cao Bằng et Đông Khê deviennent très difficiles à défendre. Comme escompté, ces emprunts entraînent un afflux d'investissements privés en Indochine[124]. Les porte-parole du Conseil colonial défendent l'autonomie budgétaire et douanière de la colonie, et font obstacle aux projets de centralisation. Le 30 avril 1886, Paul Bert institue au Tonkin un Conseil des notables, élu par les chefs et les sous-chefs de canton indigènes[49]. Au Cambodge, le clergé bouddhiste est, comme en Thaïlande, divisé en deux ordres, le Dhammayuttika Nikaya et le Maha Nikaya, ce qui porte en germe de futures divisions politiques : le Dhammayuttika étant lié à la famille royale et plus largement à l'élite, le Maha Nikaya, plus nombreux, tend en effet à attirer des moines nourrissant des sentiments antimonarchiques[173]. Le siège de Tourane se déroule dans des conditions difficiles : les Vietnamiens font traîner les pourparlers, le soutien escompté de la part des populations locales ne se matérialise pas et les assiégeants sont décimés par le climat et les maladies. En août 1886, un arrêté de Paul Bert institue, sous le nom de Milices, un corps d'infanterie indigène chargé d'épauler les troupes françaises en assurant le maintien de l'ordre dans toute l'Indochine. Environ 4 000 hommes sont parachutés en renfort dans la cuvette de Ðiện Biên Phủ, coupée du monde et dont toute évacuation aérienne est impossible. Les campagnes communistes, que viennent renforcer en 1949-1950 des scandales comme l'affaire des généraux et le trafic des piastres, sont relayées par les milieux intellectuels de gauche et par des journaux comme Témoignage chrétien[382]. Le prince Bửu Lộc, représentant de Bảo Đại au congrès, obtient la rédaction d'un texte qui ne refuse que la « forme actuelle » de l'Union française; les Français ont pu cependant constater à la fois la faiblesse de Bảo Đại et l'émergence au Vietnam d'une opposition puissante, de tendance pro-américaine. En 1920, lors du congrès de Tours, il fait une intervention remarquée en faveur de l'adhésion à l'Internationale communiste (Komintern). En 1938, le caodaïsme compte environ 300 000 fidèles en Cochinchine, où son organisation constitue alors un véritable « État dans l'État »[167],[175],[174],[176]. Courbet mène alors une opération directe contre la capitale vietnamienne ; ses troupes s'emparent le 20 août des forts qui défendent Hué. Notre père, c’est de Lattre, notre mère, l’Indochine. Decoux, conscient de l'évolution du conflit, envoie néanmoins fin 1943 un émissaire auprès du CFLN, qui a annoncé vouloir rétablir pleinement l'autorité française en Indochine ; l'amiral ne cherche pas alors à changer de camp, mais à nouer un premier contact dans l'éventualité d'un changement du pouvoir en Métropole. Le texte, dont le mot « indépendance » est absent, prévoit cependant des négociations pour définir le statut futur de l'Indochine, de même qu'un référendum sur la réunification des trois pays vietnamiens. La mort du roi Norodom, en 1904, marque un tournant décisif dans l'emprise française sur le pays. C'est dans la région de Nghệ An, province déshéritée — dont est par ailleurs originaire Nguyễn Ái Quốc — qui connaît alors une situation difficile du fait de mauvaises récoltes, que les communistes trouvent le terreau le plus propice.
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